La CSRD expliquée simplement : ce que l'Omnibus change pour votre entreprise

Dernière mise à jour : il y a 12 heures

Vous entendez parler de la CSRD depuis plusieurs années, notamment si vous travaillez avec de grands groupes. En 2026, la directive a été fortement recentrée : la grande majorité des PME et ETI n'y sont plus soumises. Mais elle continue de peser sur leurs relations avec leurs clients. Voici l'essentiel, sans jargon.
La CSRD, qu'est-ce que c'est ?
La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est une directive européenne qui oblige certaines entreprises à publier un rapport sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance. Ce rapport suit un référentiel commun, les normes ESRS, et repose sur le principe de double matérialité : analyser à la fois comment les enjeux de durabilité affectent l'entreprise, et comment l'entreprise affecte l'environnement et la société.
Ce que l'Omnibus a changé
La directive Omnibus, publiée au Journal officiel de l'Union européenne le 26 février 2026, a profondément revu la CSRD :
Des seuils relevés. Seules les entreprises qui dépassent à la fois 1 000 salariés et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires sont désormais concernées.
Un calendrier décalé. Les entreprises de la deuxième vague publieront leur premier rapport en 2028, sur l'exercice 2027.
Des normes allégées. Les ESRS révisées réduisent d'environ 70 % le volume de données obligatoires.
Et pour une PME ?
Une PME ou une ETI de moins de 1 000 salariés n'a plus d'obligation directe de reporting CSRD. Elle reste pourtant concernée indirectement, car ses clients soumis à la directive doivent rendre compte de leur chaîne de valeur.
L'Omnibus encadre ces demandes : un grand groupe ne peut pas exiger d'un fournisseur de moins de 1 000 salariés plus d'informations que ce que prévoit le standard volontaire simplifié pour les PME, le VSME. Concrètement, vous n'avez pas à produire un rapport CSRD complet, mais vous devez pouvoir répondre de façon structurée.
Pourquoi s'y intéresser dès maintenant ?
Vos clients continuent de demander des données : bilan carbone, politique sociale, notation EcoVadis.
Les marchés publics intègrent désormais un critère environnemental dans l'attribution.
Les banques et investisseurs regardent de plus en plus vos indicateurs extra-financiers.
Une démarche structurée vous évite de répondre dans l'urgence à chaque questionnaire.
Par où commencer ?
Le standard volontaire VSME est un bon cadre de départ : il est conçu pour les PME et correspond à ce que vos clients peuvent légitimement vous demander. La première étape consiste généralement à réaliser un diagnostic RSE pour identifier vos enjeux prioritaires, puis à structurer la collecte de vos données : bilan carbone, données sociales, gouvernance. Inutile de tout faire d'un coup : une démarche progressive et bien priorisée suffit pour la plupart des PME et ETI.
Chez EBC Conseil, nous aidons les TPE, PME et ETI à répondre aux demandes de leurs clients et à structurer une démarche RSE proportionnée à leur taille. Envie d'en parler ? Prenez rendez-vous pour un premier échange gratuit.




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